La France dispose d’un patrimoine privé considérable. Le marché de la voiture de collection commence à y fructifier vu le nombre conséquent de modèles anciens français. Néanmoins, les autorités ont encore du mal à saisir la portée économique de ce secteur vu qu’ils boudent le protectionnisme de ce patrimoine.

Etat du marché de la voiture de collection en France

Le marché de la voiture de collection constitue un milieu difficile à appréhender et à chiffrer. En France, on évalue la vente de véhicules anciens (datant de plus de 25 ans) entre particuliers à 74 millions d’euros chaque année.

Une étude a montré que le domaine de l’auto de collection a enregistré une variation spectaculaire de +408 % entre 2005 et 2006. C’est un marché en constante évolution. Mais les pouvoirs publics ont tendance à passer outre son importance. Au lieu de préserver ce patrimoine privé, ils sont plus enclins à exporter les autos rares françaises (comme le Talbot Lago T 150 C SS Teardrop coupé vendue en Amérique pour 3 905 000 de dollars, frais inclus). De plus la fermeture de certains musées automobiles en France a permis d’alimenter et de faire fleurir ce marché à l’international.

Structure du marché en France

Le marché de la voiture de collection a comme protagonistes : maisons de ventes aux enchères, collectionneurs, organisateurs de foires et de salons, commerciaux spécialisés ou experts. Artcurial et Osenat font partie des grandes maisons de vente célèbres en France.

L’universalisation de ce marché a impacté de manière positive sur la valeur des voitures de collection. Leur coût est monté en flèche ces 20 dernières années. A titre d’exemple : la vente aux enchères de la prestigieuse Mercedes SSK 1928 adjugée en France à 3 082 488 € (frais inclus). Cette situation n’est pas un cas isolé puisqu’on en a connu des semblables vers 2007. Néanmoins, toutes les vieilles autos ne valent pas 3 millions d’euros.

Au niveau structure, ce marché est catégorisé comme suit :

  • Avant 1914
  • L’entre 2 guerres
  • De 1945 à 1960 (années vintage)
  • Les années 70 (post-vintage)

Actuellement, les voitures les plus onéreuses sont celles de l’ère vintage. Celles-ci sont très appréciées pour leur design et leur mécanique.

Un marché apaisé par des critères plus stricts

Ces dernières années, cette ruée de prix des voitures de collection reçut de légères modifications. En effet, les acheteurs et les professionnels ont mis en amont la notion d’authenticité. Ils ont ajouté à leurs critères d’achat et de jugement l’état de conservation, l’historique (restauration et maintenance) et la nature de l’auto ancienne. Ces éléments devinrent alors déterminants dans le négoce et l’évaluation de la valeur du véhicule.